DPE : les changements en 2025

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DPE : les changements en 2025

Le diagnostic de performance énergétique ou DPE est un outil central de la politique énergétique française. Obligatoire lors de la vente ou de la location d’un bien immobilier, il permet d’évaluer la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement. En 2025, plusieurs évolutions notables entreront en vigueur, dans le cadre de la lutte contre les passoires thermiques et de l’ambition de neutralité carbone.

Un nouveau mode de calcul pour les petites surfaces

Jusqu’à présent, les logements de moins de 40 m² étaient pénalisés par le DPE, en raison de consommations énergétiques rapportées à la surface. À partir de juillet 2024 (effet pleinement visible en 2025), un nouveau mode de calcul plus équitable sera appliqué à ces biens. Ce changement devrait permettre à certains logements classés G ou F d’améliorer leur notation sans travaux, en tenant compte plus justement de leur configuration.

Plus de fiabilité et d’harmonisation

La réforme prévoit également une amélioration de la fiabilité des diagnostics, avec des règles renforcées pour les diagnostiqueurs. La méthode sur facture (encore tolérée pour certains cas) sera totalement abandonnée au profit de la méthode dite « 3CL » (calcul des consommations conventionnelles des logements), garantissant des résultats uniformes et indépendants du comportement des occupants.

De nouvelles obligations pour les bailleurs

À partir de janvier 2025, les logements classés G ne pourront plus être mis en location. Cette interdiction, déjà en place pour les pires G+ depuis 2023, s’étend progressivement. Les bailleurs sont donc tenus de rénover leurs biens pour rester dans le marché locatif. À l’horizon 2028, ce sera au tour des logements classés F. Ces mesures visent à éliminer progressivement les passoires thermiques.

Un DPE opposable toujours plus stratégique

Depuis 2021, le DPE est opposable juridiquement, ce qui signifie que l’acheteur ou le locataire peut se retourner contre le vendeur ou le bailleur en cas d’erreur manifeste. En 2025, cette opposabilité prendra encore plus d’importance, notamment dans le cadre des contentieux liés à la location ou à l’éligibilité à certaines aides publiques.